Un couple de hiboux freine l’implantation d’éolienne
La Voix du Nord du 3 janvier 2008
ESPECES PROTEGEES
Avesnois : un couple de hiboux freine l’implantation d’éolienne
Le seul couple de grands ducs de la région bloque la réalisation d’un parc éolien transfrontalier. Rien que ça. Mais le développement de l’énergie alternative ne pèse t-il pas plus lourd dans la balance écologique qu e deux oiseaux qui ne seront « a priori » pas menacés ? Une étude est en cours ; le préfet tranchera.
Il est là depuis trois ou quatre ans, ce couple de grands-ducs qui a élu domicile dans une carrière de Wallers en Fagne, dans l’Avesnois. Travaux d’extraction, bruit et poussière ne semblent pas les déranger plus que ça. Mais comme il s’agit du seul couple de cette espèce répertorié dans le Nord - Pas-de-Calais, il bénéficie, à juste titre, d’une protection spéciale.
Or ce projet d’installation d’une douzaine d’éoliennes à quelques 500 mètres du nid inquiète certains scientifiques et autres amoureux de la nature. Ils craignent que les oiseaux soient dérangés par le bruit ; ou tués par l’une des pales en mouvement. Mais les dons Quichotte hostiles aux moulins à vent modernes sont moins nombreux que l’on pourrait le penser ... le président de l’association naturaliste Aubépine fait partie de ceux qui sont « pour les éoliennes ! Nous observons et rédigeons des rapports, c’est tout. Contrairement à ce que pensent ou font croire certains, on ne bloque pas, nous, ce projet d’installation. Nous y somme favorables à condition qu’on ne fasse pas n’importe quoi. Notre avis est pris en compte et le projet a été modifié à plusieurs reprises ».
Le dernier mot du Préfet
L’association a été contactée par la société Windvision, et il a été convenu avec la Parc Naturel Régional (PNR) de l’Avesnois de confier à l’association Aubépine une étude sur la quinzaine de carrières du secteur.
Pas tous sont pour les éoliennes... mais les dons Quichotte sont moins nombreux que l’on pourrait penser.
L’objectif premier étant de voir si d’autres grands-ducs y sont présents. Ce qui pourrait très bien être le cas puisque une cinquantaine d’individus auraient été recensée dans des carrières belges pas très loin... « à vol d’oiseau » !
S’il s’avère que le couple de Wallers n’est pas le seul en Avesnois, ce sera plutôt bon signe pour l’avenir du projet éolien. La prospection devrait se terminer en mars.
L’association Aubépine remettre ses conclusions au Parc Naturel Régional en mai. La direction régionale de l’environnement (DIREN) pourrait se baser sur les résultats de cette étude pour rendre son avis au préfet, seul à pouvoir valider ou rejeter le projet.
Feu vert Belge
De l’autre côté de la frontière, la région wallonne a d’ores et déjà donné son feu vert au projet qui porte sur l’installation de douze éoliennes, une moitié du côté belge et l’autre moitié sur le versant français.
Dans l’Avesnois, deux communes sont concernées par ce parc éolien : Ohain pour cinq machine et Wallers-en-Fagne pour la sixième.
Chacun de ces six moulins français, d’une hauteur (pales comprises) de 110 mètres, coûte 2 millions d’euros. La société Windvision, qui porte le projet, devrait versée une taxe foncière annuelle de100 000 euros, dont 60 000 euros pour la seule commune d’Ohain.
Une recette qui reste suspendue au sort que l’on ré
Mise à jour le mardi 22 janvier 2008
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