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Un parcours gagnant

"Ma petite entreprise »

Il fait « tout, tout seul » Franck Mercier. A commencer par sa maison, et celles de son père, qu’il a bâties pierre après pierre, des fondations à la toiture, sans l’aide de personne, sinon de cousins. Et il aurait tort de se priver lui qui « sait tout faire ». Carreler, maçonner, charpenter... Aucun talent manuel ne semble échapper à ce menuisier belge. « J’ai eu la chance d’avoir un papa très bricoleur. A 10 ans, j’étais déjà derrière un rabot », confie-t-il.

Il a construit son propre atelier

Aussi il n’est pas surprenant de le retrouver aujourd’hui, à 37 ans, à la tête de sa propre entreprise. Un atelier de menuiserie sur la zone artisanale d’Ohain, route de Trélon, à côté de la déchetterie. Un bâtiment dont il a également élevé les murs lui-même, et posé le toit. « Cela fait onze ans maintenant que je suis à mon comte, et mon précédent atelier à Beauwelz, en Belgique, commençait à devenir trop petit. Et puis ici les terrains sont beaucoup moins chers et la zone artisanale est idéalement située. Avec la route qui mène en Belgique à côté et la déchetterie, il y a beaucoup de passage », explique-t-il.

Après s’être procuré le terrain en juillet 2005, il entame la construction pour l’achever en septembre 2006. Il y fabrique des châssis en PVC, des portes, des fenêtres, des vérandas parfois... Bref, tout ce qui fait la menuiserie extérieure. Il achète tout en longueur, coupe et soude avec l’aide d’un apprenti.

Et les affaires marchent. Entre 80 et 100 commandes par mois. Comme le dit la chanson, sa petite entreprise ne connaît pas la crise.

Beaucoup de travail

Cependant tout ne s’est pas fait du jour au lendemain. Après avoir étudié la menuiserie durant six ans, Frank ne trouve pas d’emploi dans sa branche et, à l’âge de 18 ans, il rentre aux Verreries de Momignies, comme ciseleur. Il y restera huit ans avant de claquer la porte.

« Je ne m’entendais pas avec ma hiérarchie », raconte-t-il. Ainsi à l’âge de 26 ans, il décide de devenir son propre patron. Il démarre avec à peine 2 500 euros en poche, une remorque, une visseuse, et beaucoup de volonté. « J’ai dû beaucoup travailler, et je travaille encore beaucoup. Douze heures par jour au moins. Mais c’est un choix, la liberté est à ce prix. »

A ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure de l’indépendance, Franck Mercier n’a qu’un seul conseil à donner : « ne pas avoir peur d’y aller. Si on est courageux et talentueux, il y aura toujours du travail ».On ne peut que le croire.

Mise à jour le jeudi 11 octobre 2007

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